Mercredi 9 juillet 2008

Cette semaine, j'ai visité une fonderie dans la province du Shandong (région de Qingdao). Cette entreprise appartenait aux villageois jusqu'au rachat d'une majorité du capital par un entrepreneur chinois. Aujourd'hui c'est le fils de celui-ci qui gère au jour le jour l'entreprise, et apparemment, il n'est pas toujours facile d'être "le fils de son pêre" et recevoir un tel "cadeau" paternel ! Au moins, les "axes d'amélioration" sont nombreux et l'esthétisme d'un tel lieu pourrait inspirer de nombreux "photographes-reporters" sensibles au monde de l'industrie.

Pas de fonderie sans sa grande cheminée !

L'acier, ça rouille !

Pause journal.

Zone de découpe au chalumeau. Du fait de la température et du travail pénible, les ouvriers oeuvrent de nuit, ce qui explique l'apparence déserte de cet atelier.



Heureusement les casques bleus veillent !

par Jérôme publié dans : Jérôme au travail
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Dimanche 8 avril 2007

3ème épisode de la série "Je vais au travail". Son script, du fait de 3 semaines très chargées au travail, dont un passage éclair en France, a été un peu long à écrire. Désolé !

Cet épisode est celui de tous les dangers !

Voici le 2ème parc que je traverse tous les matins. Et je ne suis pas le seul à le faire pour rejoindre le travail, comme le montrent ces Chinois à la démarche déterminée. Les parcs de Shanghaï sont très bien entretenus et très sûrs. Il y a à toute heure des gardiens et...

 "Big Brother" est omniprésent. Les caméras de surveillance sont à Shanghaï, et plus généralement en Chine, partout.

Tout cela pour surveiller ce petit coin de paradis que j'apprécie tout particulièrement. Sans explication, il est difficile de croire que cette photo a été prise au coeur d'une mégalopole de 17 millions d'habitants (à 1 ou 2 millions près !). Méditation du matin ou démotivation, difficile de savoir ce qu'il en est pour cet employé de bureau.

A la sortie du parc, je dois (essayer) de traverser cette rue qui ne possède pas de feux rouges.  En France, pas de problème, le piéton est (à peu près) prioritaire. En Chine, c'est la règle du plus gros, fort, puissant, déterminé, ou culotté. Donc en tant que piéton, il faut être très prudent et surtout toujours se rappeler 2 règles de base : 1. le taxi est l'ennemi n°1 du piéton (sauf quand celui-ci devient client en franchissant le seuil de la portière) ; 2. Comme aux USA, les voitures peuvent tourner à droite, même si le feu est rouge. Donc, s'il y a un taxi venant de votre gauche et que le feu est rouge, restez sur le trottoir même si le petit bonhomme vert vous invite à prendre des risques en traversant.

Si si, il faut traverser. Non, non, les vélos ne s'arrêteront pas. Avec un peu de chance, éventuellement ils s'écarteront.

Les bus font partie de la même espèce que les taxis : ils sont prioritaires quoiqu'il arrive, et le font savoir à grands coups de klaxon.

 Ouf, plus qu'une moitié. Qui a dit qu'il n'y avait plus de 2 roues en Chine ?

J'ai réussi à traverser sans dégâts. Cela me permet de découvrir à l'oeuvre le 2 ème réparateur de vélo.

Le bambou est une matière première essentielle en Chine, utilisé pour de très nombreux usages. Le plus impressionnant, c'est bien sûr les échafaudages.  Autre application, les chinois étendent leur linge grâce à du bambou. Pas besoin de pinces à linge, en effet la technique est celle de la brochette de vêtements : pour une chemise, la tige passe à travers les manches. Le matin, il faut être éveillé car parfois, comme le montrent ces 2 photos, le bambou "séchoir" est placé a hauteur de poitrine, de brochette de vêtements il peut alors se transformer en brochettedepassantpasréveillésurprisparuntelobjetincongru, et ce même à 2 pas de la rue la plus commerçante de Shanghai !

Heureusement les prochains épisodes seront moins tumultueux.

Petit message personnel à ma chère maman : c'est promis je fais très attention !

P.E. (Post-Episode) : Juliette de retour, les fautes d'orthographe trépassent !

par Jérôme publié dans : Jérôme au travail
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Jeudi 29 mars 2007

 2ème épisode de mon odyssée matinale et quotidienne. Nous n'en sommes pas encore à la moitié, alors courage !

Tous les matins, je peux traverser 2 parcs et en longer 2 autres. J'aime beaucoup passer par les parcs et ce sentiment est partager  par les shanghaiens. Dès le lever du jour, les parcs sont des lieux de rencontre, détente,... afin de bien commencer la journée.

Le long du parc, il y un école primaire. Ce jour là, discours, avec les enfants bien sages et alignés impécablement. Pas d'uniforme... si ce n'est le foulard rouge des pionniers. Tous les matins, séance de gymnastique obligatoire avant de commencer les cours, au son d'une musique très chinoise et assez dynamique.

 Cette photo est en quelque sorte un résumé de notre quartier : parcs, autoroutes suspendues et gratte-ciels.

Le premier jour que j'ai fait ce parcours, j'ai été stupéfait  par ce groupe d'environ 40 personnes, essentiellement composé de femmes, pratiquant de manière coordonnée le Tai-Chi. Apparemment je n'ai pas été le seul, puisque quelques jours après cette photo, le groupe ne se réunissait plus. Je soupçonne les autorités d'avoir mis fin à cet attroupement : trop de personnes bien organisées, bien coordonnées (ce qui est très rare en Chine, même dans les entrepises) en un seul endroit, cela ne peut être que suspicieux, le risque de trouble à l'ordre public trop important. J'espère que je me trompe...

 

Le petit déjeuner des Chinois est chaud et copieux. D'ailleurs il n'est pas rare dans les hotels que le buffet du soir soit le même que celui du petit déjeuner. Beaucoup sont ceux qui achètent dans de petites restaurants (du moins cela ressemble le plus souvent à des bouis-bouis) leur repas du matin. Au menu, yahourt liquide, beignets, Dim-Sum à la vapeur,... le tout emporté dans des sacs plastiques. Je n'ai pas encore essayé, mais je crois qu'il va me falloir encore quelques mois afin d'être assimilé à la population (et de préparer mon estomac) au point de tenter une telle aventure !

Pour préparer le petit déj, les fourneaux peuvent éventuellement se trouver devant le restaurant, donnant sur la rue. Gage d'apparente  fraicheur et d'apparentes bonnes conditions sanitaires (même si la passoire semble légèrement rouillée). Je pense que ces sympathiques cuistots ne sont pas des Hans, l'éthnie majoritaire en Chine, mais peut-être des Huis, du sud-oest de la Chine.

Comme le petit déj s'achète en allant au travail... il se dévorre dans la rue. Beaucoup sont ceux qui jettent directement par terre les papiers et sacs usagers, mais les rues restent étonnamment assez propre, globalement, à Shangai. Il est vrai que la mairie possède une armée d'agents de nettoyage, tirant une cariole et parcourant plusieurs fois par jours les mêmes rues. De plus la quasi absence de chiens de compagnie, sauf dans les quartiers très chics, évite d'avoir à régler le même problème épineux que nos villes européennes.

Nombreux sont les chinois (j'ai bien dit chinois et non chinoises) qui ont une passion pour les oiseaux de chant. Les matins, ces messieurs se réunissent, proche des parcs, afin que leurs protégés se fassent la conversation, entretiennent leur chant en se communicant les dernières nouvelles et frasques de leurs maîtres. Mis à part pour le chant, les maîtres en font de même à propos de leurs oiseaux. Lorsque l'on se promène dans les rues de Shanghai, il n'est pas rare d'apercevoir des cages suspendues aux fenêtres.

On a beau être prévenu avant de venir, le nouvel arrivant en Chine ne peut être que frappé par tous les contrastes que l'on peut rencontrer, en permanence. Sur cette image, l'homme me regardant en coin, gardant ce parking de motos et scooters, devra débourser plus d'un mois de salaire pour pouvoir se payer un aller simple pour Pékin avec la compagnie Shanghai Airlines.

Suite au prochain épisode. Au programme, le deuxième parc, big brother, la vie périlleuse des piétons...

par Jérôme publié dans : Jérôme au travail
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Lundi 26 mars 2007

Par ce "Je vais au travail 1", je commence une série d'articles illustrés à chaque fois d'une dizaine de photos afin de vous faire découvrir le parcours à pied de 25 minutes me permettant d'aller de notre appartement  à mon bureau. En apparence cela peut paraître une façon assez peut intéressante de remplir ce blog, mis à part pour mes parents qui peuvent ainsi s'imaginer concrètement 50 minutes aller-retour de ma vie quotidienne en Chine. En fait, en regardant de nouveau ce petit reportage fait un matin de novembre, je me suis aperçu que tous les jours, j'étais en symbiose avec mon environnement Shanghaien, au plein coeur de la vie de cette ville. Voilà présenté en quelques articles comment je plonge quotidiennement dans la vie de mes voisins les chinois.

 Premier contact avec l'extérieur, le couloir de notre étage et ses 2 ascenseurs 

 Nous habitons au 12ème étage.

 Tous les matins, le personnel de la résidence fait un petit tour de canoë sur notre lac artificiel, soit disant le pus grand au coeur de Shanghai dans un terrain privé, afin de retirer les algues et autres déchets malencontreusement jetés dans l'eau.

 Et pendant ce temps un des résidents fait son Tai-Chi quotidien. J'ai été vraiment surpris par le nombre de personnes s'adonnant à des exercices le matin.

 Je longe l'allée, avec à ma gauche des cascades qui ne sont mises en route qu'une partie de la journée, le bruit de l'eau pouvant géner les résidents des premiers étages.

 L'une des entrées de la résidence, avec son poste de garde. On ne sait plus très bien si ils sont là pour surveiller les entrées et sorties des personnes étrangères à la résidences ou pour contrôller les allées et venues des résidents

 Très pratique, juste à cette sortie de la résidence, il y a quasiment toujours quelques taxis qui attendent la sortie des résidents. Je ne suis pas un très bon client... La prise en charge à Shanghai revient à 1,1 euro, y compris les 3 premiers km, puis chaque km supplémentaire rajoute 0,27 euro à la facture. Les chauffeurs de taxi sont en général très honnêtes. J'utilise ce moyen de transport que très rarement pour aller au travail, sauf si le temps est très mauvais, et dans ce cas il est difficile de trouver un taxi disponible, ou lorsque je pars en déplacement pour quelques jours, encombré de ma valise.

 Je me réjouis tous les matins de me lancer dans ma promenade quotidienne : à chaque fois je suis témoin de scènes insolites, nouvelles. Il y a toujours des surprises. Ce matin, j'ai découvert ce camion d'oranges avec vente en pleine rue. Remarquez la balance posée à même le sol.

 La Petite Reine est encore très courtisée en Chine. Les vélos sont partout même si les scooteurs électriques sont vendus en masse. Les crevaisons sont courantes (Mon vélo Decathlon à 30 euros est actuellement délaisé de ce fait) et donc les réparateurs de vélos en pleine rue sont nombreux, de très bonne heure. Négociation du prix obligatoire avant chaqe réparation !

 Shanghai est ceinturée et quadrillée par des autoroutes en hauteur (le terme anglais Highway conviendrait parfaitement), avec d'énormes échangeurs pouvant compter jusqu'à 6 différents niveaux de routes. Finallement on s'habitue à ces cicatrices de béton. Cela donne même une identité à Shanghai, et c'est étonnamment beau lorsque le vendredi et le samedi soir, ces mêmes autoroutes sont éclairées tout en bleu (Cf l'album photo sur l'appartement). A deux reprises je passe dessous chaque matin.

Suite au prochain épisode...

par Jérôme publié dans : Jérôme au travail
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