Brèves d'expats...
l'important n'est pas de les
dire...
l'important est de s'en rendre compte...
Brève d'expats 4 : histoire d'ayi
Voilà quelques mois, nous avons rejoint, après mûre réflexion et hésitation, les nombreux expats (et nombreux Chinois plus aisés que la moyenne) appartenant au club des exploiteurs employeurs d'ayi. Le gain de temps par rapport au coût a fini par nous convaincre...
L'ayi, kézako ? En chinois, l'ayi, c'est la tante, la tantine et par extension la femmedeménagecuisinièrejardinièregardiennedenfantsbonneàtoutfaire, et ce pour la modique somme de 12 yuans par
heure (tarif shanghaien d'expat), soit un peu moins de 1,20 euros.
N'ayant ni un appartement immense ni une famille nombreuse justifiant la présence 24h/24h d'une ayi, nous avons 2 fois par semaine 3 heures une ayi fournie par une entreprise spécialisée dans ce
service... le problème est que cet emploi du temps fragmenté n'arrange pas beaucoup les ayis qui nous quittent dès qu'un emploi en 3x8 est trouvé. Et Juliette doit reprendre à chaque fois la
litanie des consignes (très bon exercice de chinois à chaque fois).
Un soir de premier jour d'une nouvelle ayi, je rentre du travail (cela m'arrive) et en inspecteur des travaux finis (vu le tarif, cela a intérêt de briller !) et colon expérimenté, je constate
que l'aspirateur n'a pas été passé partout correctement:
- Tu as vu mon amour, la nouvelle ayi a laissé paître un troupeau de moutons derrière la porte de la salle de bains !
(A Shanghai, vu la pollution, la poussière, les moutons se reproduisent à très grande vitesse et en cachette, derrière les portes, sous les lits, dans le dressing...)
- Oui, lorsqu'elle revient, il faudra lui re-donner quelques explications
- Ah la la, tu as raison, il ne faut pas hésiter de temps en temps à mettre les points sur l'ayi !!!!
Je vous l'avais dit, un vrai petit colon !!!!
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