Lundi 28 juillet 2008

Confirmation : ce sont bien des cigales qui se sont malencontreusement retrouvées grillées et présentées sur une assiette devant moi lors d'un repas avec des fournisseurs. Vous avez faim ? Quelques photos en macro pour vous ouvrir l'appétit !

 
Voilà l'assiette qui a été posée parmi d'autres plats. Après une observation minutieuse, plus rien ne bouge et tout ce petit monde semble bien... grillé.


Pas de doute, cela fait bien partie du règne animal, dans la catégorie insecte.

 Dans l'assiette, 3 bestioles se serrent les pattes : 2 noires, une semble être le mâle (celle du milieu) et l'autre la femelle (donc celle de droite), et une marron qui serait l'évolution des 2 premières selon les Chinois attablés. Professeur Daniel, merci de laisser un commentaire à l'occasion pour :
=> confirmer que ce sont des cigales
=> confirmer qu'il s'agit bien du mâle, de la femelle et de l'évolution de ces derniers
=> et enfin que boulotter de la cigale grillée est approuvé par l'Agence Française pour la Sécurité Alimentaire sans aucun risque connu à ce jour.


 
Les yeux se mangent aussi. Pas de pitié, malgré ce regard profond, noir.

 
En gros plan, c'est très appétissant. Non, toujours pas une envie irrépressible de croquer de la cigale ?


Comment manger ce mets ? Il suffit de réussir à coincer entre les baguettes une des cigales, porter à sa bouche et croquer la bête en entier. Pas de tri à faire (heureusement, car avec des baguettes, c'est plutôt délicat si vous ne faites pas cet exercice depuis l'âge de 4 ans), tout y passe, pattes, yeux, carapace...

Après un test approfondi constitué de la dégustation d'une dizaine de victimes (qu'est-ce-qu'il ne faut pas faire pour ce blog !), je préfère la bestiole marron. Après le craquement de la carapace, la consistance est plus molle, et surtout une saveur assez subtile de noisette-poulet-châtaigne avec un côté grillé apparaît avec un petit décalage. Les autres, elles n'ont pas beaucoup de saveur, elles ne font que craquer sous la dent.

Alors, prêts pour une dégustation ?

par Juliette & Jérôme publié dans : Sacrés chinois !
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Mardi 22 juillet 2008

M50

Nous vous avons parlé de l'Usine 798 (Pékin, 9 février : Art et glace ), cet ancien site industriel de Pékin où se sont installées de nombreuses galeries. Shanghai, concurrente acharnée de Pékin, a également une ancienne manufacture transformée en refuge de l'art contemporain. Elle est située Moganshan Lu, au numéro 50, d'où son nom M50. Par contre, M50 ne semble pas aussi connue que 798 : alors qu'en disant 798 (Tchidioba en phonétique) à un taxi à Pékin, vous êtes sûr d'arriver à bon port ; à Shanghai, mieux vaut demander Moganshan Lu à un taxi, et non M50 (M Wutcheu), à moins de vouloir s'embarquer dans un dialogue de sourd avec le chauffeur.

La vocation passée du site est évidente. Nous sommes bien dans une ancienne usine. Suzhou Creek est le nom donné au quartier s'étirant le long de la rivière Suzhou, affluent du Huangpu (le fleuve traversant Shanghai), les deux cours d'eau mélangeant leur eau au nord du Bund. Ce quartier a fait l'objet d'un regain d'intérêt ces dernières années, avec de nombreuses rénovations et l'inauguration de lieux "branchés". Mais bon, c'est pas encore Saint-Germain-des-Prés !

Dans le quartier, c'est plutôt Muraille de Chine Urbaine ! Ben oui, il en faut des logements pour caser plus de 17 millions d'habitants !

Les quelques usines restantes, si elles ne sont pas transformées en galleries d'art ou en centres commerciaux, sont condamnées à disparaître rapidemment pour faire place à de jolis immeubles de plus de 30 étages, comme ceux d'en face.

On prend vite de la hauteur !


N'oublions pas que M50 est un monde d'artistes ! Ah, le linge qui sèche ne fait pas partie d'une création artistique.

Une des nombreuses galeries de M50.

Comme à 798, l'architecture de type industriel convient très bien pour une utilisation type galerie. Il n'y a même pas besoin d'oeuvre, c'est en soi esthétique !

Exemple d'installation dans une autre galerie.

La visite la plus agréable est la flânerie au hasard des couloirs et la découverte de galeries plutôt discrètes.
Le passe-muraille existe, je l'ai rencontré !




Art clandestin dans un centre d'art reconnu ! M50, à découvrir si vous êtes sur Shanghai.

par Juliette & Jérôme publié dans : french-concessions
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Dimanche 20 juillet 2008

Graver sur un arbre, quelle horreur ! C'est ce que je me dis à chaque fois que, en balade, en France, je découvre ces blessures, même si celles-ci ont été faites par des amoureux se déclarant ainsi leur flamme. Etonnament, ma première réaction à la découverte de graffitis en Chine a été la curiosité esthétique.

 L'attaque est récente et profonde.

Lorsque la blessure se cicatrise, une "croute" épousant la forme du caractère se détache.

La cicatrisation est complète mais l'arbre continue de grandir : le caractère s'étale de plus en plus, s'épanouit. C'est à ce stade que je trouve ces caractères gravés les plus intéressants (et sûrement les plus lisibles !).

Nous n'avons pas encore pris le temps de faire des recherches pour répondre à ces quelques questions :
comment est considéré le graffiti ? Pollution ?
Quelle est l'utilisation du graffiti ? comme chez nous, message amoureux ? Dictons ? Preuve d'un passage en cet endroit ? Il ne nous reste plus qu'à déchiffrer les caractères !
Le graffiti est-il fait avec comme arrière-pensée qu'il sera plus esthétique quelques années plus tard, si un graffiti peut être considéré comme esthétique ?

Le résultat est intéressant pour des yeux d'Européens, mais quel que soit le pays, l'arbre est fragilisé par de telles pratiques !

par Juliette & Jérôme publié dans : Sacrés chinois !
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Mardi 15 juillet 2008

Vous prenez un tube en acier de 2m de long, bouché aux extrémités et contenant du gravier, puis doucement vous le renversez d'un côté puis de l'autre... TSEUTSEUTSEUTSEUTSEUTSEU

Depuis 2 ans, ce raffut que nous entendons en été jour et nuit partout où nous allons en Chine restait un mystère. Il est vrai que nos connaissances en bestioles et autres plantes grimpantes sont assez limitées, mais nous nous doutions bien que ce bruit infernal était créé par un gros insecte.

Le mystère a pris fin ce week-end : en promenade-découverte dans le parc du musée du thé à Hangzhou, nous nous sommes approchés doucement d'un arbre ronronnant et nous avons découvert... des cigales !


 
Belles bêtes ! Dans mes souvenirs d'enfance, une cigale, c'était plus petit. Peut-être un imaginaire déformé par M. de la Fontaine !

Je ne suis pas sûr, mais il me semble avoir croqué quelques cigales grillées lors de mon "expédition" dans la région de Qingdao (cf article Brut de fonderie). La prochaine fois que j'y retourne, je prends des photos et confirme cette information ! Et pour certains d'entre vous, bon appétit !

par Juliette & Jérôme publié dans : french-concessions
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Mercredi 9 juillet 2008

Cette semaine, j'ai visité une fonderie dans la province du Shandong (région de Qingdao). Cette entreprise appartenait aux villageois jusqu'au rachat d'une majorité du capital par un entrepreneur chinois. Aujourd'hui c'est le fils de celui-ci qui gère au jour le jour l'entreprise, et apparemment, il n'est pas toujours facile d'être "le fils de son pêre" et recevoir un tel "cadeau" paternel ! Au moins, les "axes d'amélioration" sont nombreux et l'esthétisme d'un tel lieu pourrait inspirer de nombreux "photographes-reporters" sensibles au monde de l'industrie.

Pas de fonderie sans sa grande cheminée !

L'acier, ça rouille !

Pause journal.

Zone de découpe au chalumeau. Du fait de la température et du travail pénible, les ouvriers oeuvrent de nuit, ce qui explique l'apparence déserte de cet atelier.



Heureusement les casques bleus veillent !

par Jérôme publié dans : Jérôme au travail
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