Et je laisse la parole à ma maman pour son analyse de nos photos...
Le Fuji Yama ( vu d'avion ?) est extraordinaire: le cône blanc perdu dans du bleu a quelque chose d'immatériel... une vision de rêve saisie par un appareil photo! Les imperméables, les parapluies, les reflets mouillés sur les pavés restituent bien l'ambiance de votre arrivée, temps humide mais atmosphère lumineuse, passants actifs et sans tristesse. On retrouve d'ailleurs cet éclairage à plusieurs reprises dans les jours suivants.
Reportage contrasté sur le Musée National, avec ses splendides masques anciens, son décor somptueux de bassins mélancoliques et de baies découpées où se détache la fine silhouette de Juliette, et un modernisme utilitaire dans les nourritures terrestres... quels desserts appétissants!
Les images de la ville au quotidien sont pittoresques et elles aussi contrastées: petits magasins qui semblent un écho intemporel des activités commerciales, jardins artistiquement japonais, métro aux
escalators vertigineux, immeubles futuristes, temples séculaires... et, la nuit, immense ville-lumière. Quelle étrange ruelle où Juliette contemple l'éclat bleu d'une façade aveugle!
Et les êtres vivants offrent la même insondable variété: foule disciplinée au bord d'un trottoir puis marée débordante dans la rue, passants pressés ou voyageur endormi, sa casquette tombée à terre, fidèles qui s'estompent dans la brume de l'encens, promeneuses avec leurs chiens, têtes presque noyées dans une mer de verdure, corbeau sur un signal perché... Le chat aux yeux bridés sort d'un conte! Sa blancheur se détache sur le mystère d'un sombre feuillage et son regard en amande contient toute la sagesse de l'Orient!
Kyoto semble encore plus japonais, par ses temples et ses jardins, et les photos ont l'air de tableaux! On dirait qu'on a peint en rouge l'arbre nu, au bord de l'étang aux nénuphars que Juliette, fée légère, traverse avec élégance. Le temple qui surgit de la forêt au dessus de la ville s'enroule dans des écharpes de brume comme dans les estampes japonaises. La longue montée des marches vers le temple, rayée par la pluie, devient une allégorie du dur pèlerinage qu'est la vie.
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