Samedi 29 mars 2008

Un dicton chinois dit : "Celui qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un brave". Ce 8 février, nous sommes devenus des braves, mais cela se mérite. Explications : pour nous rendre à la Grande Muraille, plus exactement à Badaling, section restaurée en 1957 à environ 60 km de Pékin, nous achetons des tickets de bus auprès de l'organisme officiel de transport touristique, place TianAnMen, certains que nous aurons de nombreuses heures de découvertes pendant cette journée très ensoleillée. C'était sans compter les détours imposés par le transporteur : d'abord un petit musée sur le jade, en fait une mise en condition psychologique du consommateur potentiel car ledit musée débouche... sur un grand magasin de jade deux fois plus grand que le musée ; puis c'est l'heure de manger, donc détour par un restaurant (prix inclus dans le billet de transport) où il est possible d'acheter une grande variété de produits fabriqués avec du cerf (oui oui, le gros animal ressemblant à un cheval, avec des bois et qui brame très fort une fois par an pour impressionner des conquêtes potentielles, des concurrents et des chasseurs/promeneurs perdus), pour enfin arriver à 14 heures au pied de la Muraille. Nous avons à peine 2 heures à notre disposition puisque le départ est à 16heures, départ qu'il ne faut pas rater car retourner à Pékin par ses propres moyens à partir de Badaling peut très vite devenir une galère chinoise coûteuse (par contre souvenirs garantis).
Notre "guide"

Cet effet serpent est fascinant. Une fois sur la Muraille, on réalise mieux le côté titanesque de cette réalisation humaine.


Princesse persane frigorifiée en visite officielle à Badaling !

Nous n'étions pas seuls à Badaling, malgré le froid. Il est vrai que Badaling est connu pour être le "Disneyland" de la Grande Muraille. Section à éviter absolument cet été, surtout avec l'afflux des touristes des JO. Sur cette photo, on peut constater que les pentes peuvent être rudes.

 
Ces deux petites heures pendant lesquelles nous sommes devenus des braves compensaient largement les trop nombreuses heures nécessaires pour atteindre Badaling. La prochaine fois, nous louerons une voiture avec chauffeur pour la journée (ou un minibus si nos parents et beaux-parents veulent bien partager cette aventure) et découvrirons des sections de la Muraille plus éloignées de Pékin, mais sûrement plus sauvages et authentiques.

par Juliette & Jérôme publié dans : Périples asiatiques
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Dimanche 23 mars 2008

L'hiver à Pékin est plutôt rigoureux : les lacs sont gelés et la température est négative de jour comme de nuit (en moyenne -8°C). Et quand le vent se lève... Malgré l'achat d'habits adaptés, le froid a été en permanence notre compagnon de visite. Cette journée du 7 février, nous parcourons le parc du Palais d'été. Quelle découverte ! Ce fut peut-être ce qui nous a le plus plu à Pékin.

Musiciens se préparant.


La rue commerçante de Suzhou. La famille impériale venait pendant l'été se réfugier au Palais d'été afin de fuir le four qu'est le coeur de Pékin à cette période. Une rue commerçante réservée à l'empereur et ses proches a été construite.




Dans le parc, sur les berges, on peut emprunter la Longue Galerie sur 700 mètres, aux riches ornementations de scènes mythologiques. Avec cette lumière d'hiver, l'effet esthétique qui se dégage de cet endroit nous a subjugués.


"Ne pas marcher sur la glace". Sans commentaire !

Autoportrait de Jérôme.


Sur la colline de la Longévité, monticule artificiel, nous avons gravi le pavillon des Fragrances bouddhiques.

 On y découvre une vue sur le parc et le lac.



Malgré l'interdiction, nous n'avons pas résisté ! Le risque est très limité. En effet, le lac est en grande partie vidé juste avant les grands froids de l'hiver, ne laissant que quelques centimètres d'eau, suffisamment pour faire une belle couche de glace.

Du lac, nous avons une vue idéale sur la colline de la longévité. C'eût été dommage de se plier à l'interdiction et de ne pas profiter de ce panorama !

Beauté glaciale !

Beauté sur la glace !


D'un lion à l'autre.

 
Cette journée a été fastueuse pour les yeux. Offrir un tel spectacle a eu un coût important pour les chinois. En effet, le palais d'été fut en grande partie détruit lors de la deuxième guerre de l'opium (1856-1860). Afin de réparer les dégats et l'embellir, Cixi, la dernière impératrice (dite douairière car  régnante à la place de son empereur de fils alors agé de 5 ans) y engloutit des sommes importantes, notamment celles destinées à la modernisation de la marine de guerre. Celle-ci, mal équipée, ne put résister à la marine Japonaise et fut balayée par cette dernière en 1894. Plus d'un siècle plus tard, le parc se visite toujours. En prenant une décision à l'encontre de la situation géopolitique de l'époque, favoriser les fastes de la cour au lieu d'assurer la défense du pays, Cixi fit un investissement à long terme (cher payé) : les bâteaux de guerre auraient de toute façon sombré dans la mer de Chine et l'oubli, tandis que ce parc (payant) continue d'émerveiller des millions de visiteurs.

par Juliette & Jérôme publié dans : Périples asiatiques
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Dimanche 23 mars 2008

Ce fut long et laborieux, mais vous pouvez trouver, enfin, les commentaires des photos de l'article "Pékin, 6 février : entre ciel et terre". Bonne redécouverte de cet article !

par Juliette & Jérôme publié dans : Périples asiatiques
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