Un dicton chinois dit : "Celui qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un brave". Ce 8 février, nous sommes devenus des braves, mais cela se mérite. Explications : pour nous rendre à la
Grande Muraille, plus exactement à Badaling, section restaurée en 1957 à environ 60 km de Pékin, nous achetons des tickets de bus auprès de l'organisme officiel de transport touristique, place
TianAnMen, certains que nous aurons de nombreuses heures de découvertes pendant cette journée très ensoleillée. C'était sans compter les détours imposés par le transporteur : d'abord un petit
musée sur le jade, en fait une mise en condition psychologique du consommateur potentiel car ledit musée débouche... sur un grand magasin de jade deux fois plus grand que le musée ; puis
c'est l'heure de manger, donc détour par un restaurant (prix inclus dans le billet de transport) où il est possible d'acheter une grande variété de produits fabriqués avec du cerf
(oui oui, le gros animal ressemblant à un cheval, avec des bois et qui brame très fort une fois par an pour impressionner des conquêtes potentielles, des concurrents et des
chasseurs/promeneurs perdus), pour enfin arriver à 14 heures au pied de la Muraille. Nous avons à peine 2 heures à notre disposition puisque le départ est à 16heures, départ qu'il ne faut pas
rater car retourner à Pékin par ses propres moyens à partir de Badaling peut très vite devenir une galère chinoise coûteuse (par contre souvenirs garantis).
Notre "guide"
Cet effet serpent est fascinant. Une fois sur la
Muraille, on réalise mieux le côté titanesque de cette réalisation humaine.

Princesse persane frigorifiée en visite officielle à
Badaling !
Nous n'étions pas seuls à Badaling, malgré le froid. Il
est vrai que Badaling est connu pour être le "Disneyland" de la Grande Muraille. Section à éviter absolument cet été, surtout avec l'afflux des touristes des JO. Sur cette photo, on peut
constater que les pentes peuvent être rudes.
Ces deux petites heures pendant lesquelles nous sommes devenus des braves compensaient largement les trop nombreuses heures nécessaires pour atteindre Badaling. La prochaine fois, nous louerons
une voiture avec chauffeur pour la journée (ou un minibus si nos parents et beaux-parents veulent bien partager cette aventure) et découvrirons des sections de la Muraille plus éloignées de
Pékin, mais sûrement plus sauvages et authentiques.
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Musiciens se préparant.



Dans le parc, sur les berges, on peut emprunter la Longue Galerie
sur 700 mètres, aux riches ornementations de scènes mythologiques. Avec cette lumière d'hiver, l'effet esthétique qui se dégage de cet endroit nous a subjugués.
"Ne pas marcher sur la glace". Sans commentaire !
Autoportrait de Jérôme.
Sur la colline de la Longévité, monticule artificiel, nous avons
gravi le pavillon des Fragrances bouddhiques.
On y découvre une vue sur le parc et le lac.

Du lac, nous avons une vue idéale sur la colline de la
longévité. C'eût été dommage de se plier à l'interdiction et de ne pas profiter de ce panorama !
Beauté glaciale !
Beauté sur la glace !
D'un lion à l'autre.