Jeudi 29 mars 2007

 2ème épisode de mon odyssée matinale et quotidienne. Nous n'en sommes pas encore à la moitié, alors courage !

Tous les matins, je peux traverser 2 parcs et en longer 2 autres. J'aime beaucoup passer par les parcs et ce sentiment est partager  par les shanghaiens. Dès le lever du jour, les parcs sont des lieux de rencontre, détente,... afin de bien commencer la journée.

Le long du parc, il y un école primaire. Ce jour là, discours, avec les enfants bien sages et alignés impécablement. Pas d'uniforme... si ce n'est le foulard rouge des pionniers. Tous les matins, séance de gymnastique obligatoire avant de commencer les cours, au son d'une musique très chinoise et assez dynamique.

 Cette photo est en quelque sorte un résumé de notre quartier : parcs, autoroutes suspendues et gratte-ciels.

Le premier jour que j'ai fait ce parcours, j'ai été stupéfait  par ce groupe d'environ 40 personnes, essentiellement composé de femmes, pratiquant de manière coordonnée le Tai-Chi. Apparemment je n'ai pas été le seul, puisque quelques jours après cette photo, le groupe ne se réunissait plus. Je soupçonne les autorités d'avoir mis fin à cet attroupement : trop de personnes bien organisées, bien coordonnées (ce qui est très rare en Chine, même dans les entrepises) en un seul endroit, cela ne peut être que suspicieux, le risque de trouble à l'ordre public trop important. J'espère que je me trompe...

 

Le petit déjeuner des Chinois est chaud et copieux. D'ailleurs il n'est pas rare dans les hotels que le buffet du soir soit le même que celui du petit déjeuner. Beaucoup sont ceux qui achètent dans de petites restaurants (du moins cela ressemble le plus souvent à des bouis-bouis) leur repas du matin. Au menu, yahourt liquide, beignets, Dim-Sum à la vapeur,... le tout emporté dans des sacs plastiques. Je n'ai pas encore essayé, mais je crois qu'il va me falloir encore quelques mois afin d'être assimilé à la population (et de préparer mon estomac) au point de tenter une telle aventure !

Pour préparer le petit déj, les fourneaux peuvent éventuellement se trouver devant le restaurant, donnant sur la rue. Gage d'apparente  fraicheur et d'apparentes bonnes conditions sanitaires (même si la passoire semble légèrement rouillée). Je pense que ces sympathiques cuistots ne sont pas des Hans, l'éthnie majoritaire en Chine, mais peut-être des Huis, du sud-oest de la Chine.

Comme le petit déj s'achète en allant au travail... il se dévorre dans la rue. Beaucoup sont ceux qui jettent directement par terre les papiers et sacs usagers, mais les rues restent étonnamment assez propre, globalement, à Shangai. Il est vrai que la mairie possède une armée d'agents de nettoyage, tirant une cariole et parcourant plusieurs fois par jours les mêmes rues. De plus la quasi absence de chiens de compagnie, sauf dans les quartiers très chics, évite d'avoir à régler le même problème épineux que nos villes européennes.

Nombreux sont les chinois (j'ai bien dit chinois et non chinoises) qui ont une passion pour les oiseaux de chant. Les matins, ces messieurs se réunissent, proche des parcs, afin que leurs protégés se fassent la conversation, entretiennent leur chant en se communicant les dernières nouvelles et frasques de leurs maîtres. Mis à part pour le chant, les maîtres en font de même à propos de leurs oiseaux. Lorsque l'on se promène dans les rues de Shanghai, il n'est pas rare d'apercevoir des cages suspendues aux fenêtres.

On a beau être prévenu avant de venir, le nouvel arrivant en Chine ne peut être que frappé par tous les contrastes que l'on peut rencontrer, en permanence. Sur cette image, l'homme me regardant en coin, gardant ce parking de motos et scooters, devra débourser plus d'un mois de salaire pour pouvoir se payer un aller simple pour Pékin avec la compagnie Shanghai Airlines.

Suite au prochain épisode. Au programme, le deuxième parc, big brother, la vie périlleuse des piétons...

par Jérôme publié dans : Jérôme au travail
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Lundi 26 mars 2007

Par ce "Je vais au travail 1", je commence une série d'articles illustrés à chaque fois d'une dizaine de photos afin de vous faire découvrir le parcours à pied de 25 minutes me permettant d'aller de notre appartement  à mon bureau. En apparence cela peut paraître une façon assez peut intéressante de remplir ce blog, mis à part pour mes parents qui peuvent ainsi s'imaginer concrètement 50 minutes aller-retour de ma vie quotidienne en Chine. En fait, en regardant de nouveau ce petit reportage fait un matin de novembre, je me suis aperçu que tous les jours, j'étais en symbiose avec mon environnement Shanghaien, au plein coeur de la vie de cette ville. Voilà présenté en quelques articles comment je plonge quotidiennement dans la vie de mes voisins les chinois.

 Premier contact avec l'extérieur, le couloir de notre étage et ses 2 ascenseurs 

 Nous habitons au 12ème étage.

 Tous les matins, le personnel de la résidence fait un petit tour de canoë sur notre lac artificiel, soit disant le pus grand au coeur de Shanghai dans un terrain privé, afin de retirer les algues et autres déchets malencontreusement jetés dans l'eau.

 Et pendant ce temps un des résidents fait son Tai-Chi quotidien. J'ai été vraiment surpris par le nombre de personnes s'adonnant à des exercices le matin.

 Je longe l'allée, avec à ma gauche des cascades qui ne sont mises en route qu'une partie de la journée, le bruit de l'eau pouvant géner les résidents des premiers étages.

 L'une des entrées de la résidence, avec son poste de garde. On ne sait plus très bien si ils sont là pour surveiller les entrées et sorties des personnes étrangères à la résidences ou pour contrôller les allées et venues des résidents

 Très pratique, juste à cette sortie de la résidence, il y a quasiment toujours quelques taxis qui attendent la sortie des résidents. Je ne suis pas un très bon client... La prise en charge à Shanghai revient à 1,1 euro, y compris les 3 premiers km, puis chaque km supplémentaire rajoute 0,27 euro à la facture. Les chauffeurs de taxi sont en général très honnêtes. J'utilise ce moyen de transport que très rarement pour aller au travail, sauf si le temps est très mauvais, et dans ce cas il est difficile de trouver un taxi disponible, ou lorsque je pars en déplacement pour quelques jours, encombré de ma valise.

 Je me réjouis tous les matins de me lancer dans ma promenade quotidienne : à chaque fois je suis témoin de scènes insolites, nouvelles. Il y a toujours des surprises. Ce matin, j'ai découvert ce camion d'oranges avec vente en pleine rue. Remarquez la balance posée à même le sol.

 La Petite Reine est encore très courtisée en Chine. Les vélos sont partout même si les scooteurs électriques sont vendus en masse. Les crevaisons sont courantes (Mon vélo Decathlon à 30 euros est actuellement délaisé de ce fait) et donc les réparateurs de vélos en pleine rue sont nombreux, de très bonne heure. Négociation du prix obligatoire avant chaqe réparation !

 Shanghai est ceinturée et quadrillée par des autoroutes en hauteur (le terme anglais Highway conviendrait parfaitement), avec d'énormes échangeurs pouvant compter jusqu'à 6 différents niveaux de routes. Finallement on s'habitue à ces cicatrices de béton. Cela donne même une identité à Shanghai, et c'est étonnamment beau lorsque le vendredi et le samedi soir, ces mêmes autoroutes sont éclairées tout en bleu (Cf l'album photo sur l'appartement). A deux reprises je passe dessous chaque matin.

Suite au prochain épisode...

par Jérôme publié dans : Jérôme au travail
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Samedi 24 mars 2007

Brèves d'expats...

l'important n'est pas de les dire...

l'important est de s'en rendre compte...

Brève d'expats 3 ou L'attaque du Pamplemousse GEANT

 19h. Les ventres commencent à gargouiller.

Jérôme: - T'as pas faim ? Qu'est-ce qu'on mange ?

Juliette: - Il est vrai que j'ai assez faim. On se prépare un demi pamplemousse ?

Jérôme: - Hou là, t'as pas peur que cela fasse un peu trop !

Je vous l'accorde, le dialogue a été légèrement modifié. Mais bon, lorsque l'on découvre la taille des pamplemousses en Chine, on confondrait les pamplemousses européens avec des mandarines. Et ce soir là, nous avons effectivement mangé un demi pamplemousse.

Ce type de pamplemousse est beaucoup moins juteux que ceux que nous connaissions, avec une chair plus ferme, très agréable à croquer. Le goût est bien moin acide, mais, comme beaucoup de fruits en Chine, beaucoup moins prononcé. La peau des quartiers est plus épaisse et rares sont les Chinois qui la mangent. Heureusement, les pépins ne sont pas proportionnels à la taille du fruit mais quasiment inexistants.

Choisir un bon pamplemousse chinois est tout un art. Le coeur de ce savoir faire repose dans la comparaison des poids des différents pamplemousses. Plus il est lourd, plus la chair est dense, moins la peau extérieure est épaisse et meilleur est le pamplemousse.

La préparation se fait en 3 étapes. Il faut d'abord enlever, arracher serait plus juste, la peau, comme pour une mandarine. Ensuite les quartiers doivent être séparés. Enfin, la peau recouvrant les quartiers est délicatement détachée à l'aide d'un couteau pointu. Et voilà, le festin peut commencer. Bon appétit !

  Dans l'assiette, le contenu d'1/4 de pamplemousse

par Jérôme publié dans : Brèves d'expats
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Mardi 20 mars 2007

Faire un blog, c'est facile ! C'est ce qu'on peut lire dans les articles traitant du sujet ou dans les pubs d'hébergeurs de blogs.

Mais cela reste de l'informatique, et, malgré les progrès certains dans l'ergonomie, la convivialité, le blagueur bloggueur débutant peut être confronté à des problèmes sur lesquels il faut passer quelques heures avant de trouver une solution, souvent en passant par des chemins tortueux comme seule l'informatique le permet.

Mais une fois une solution trouvée, cela peut entrainer de petites révolutions. Je suis ainsi heureux de vous présenter ma Blogrévolution : des photos dans les articles ! Cette fonction était depuis la naissance de French-concessions.com récalcitrante, mais je viens de trouver une solution. Nous allons ainsi pouvoir partager de façon plus vivante notre aventure.

 LES MARIES DE DAGU LU

                   

Comme on peut le découvrir dans l'album photo sur notre appartement, devant notre immeuble, il y a un parc. Celui-ci sert tous les samedis et dimanches de décors - presque - naturels pour les nombreuses agences de photographes spécialisées en reportages de mariages.

Ainsi nous voyons chaque week-ends des cohortes de mariés juste en bas de chez nous. Cela égaye notre quartier et rend la promenade dans le parc quelque surréaliste.

Juliette et moi avons fait nos photos le matin même du mariage. En Chine, le mariage "à l'occidentale" est une pratique assez récente et les deux évènements se font rarement le même jour, parfois avant, parfois très longtemps aprés.

par Jérôme publié dans : Les Chinois
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Vendredi 16 mars 2007

Brèves d'expats...

l'important n'est pas de les dire...

l'important est de s'en rendre compte...

Une brève d'expat, et surtout une incompréhension de couple !

Il faut l'avouer, Juliette a tendance, mais de façon quasi imperceptible tout de même, à maîtriser les langues un peu mieux et un peu plus rapidement que moi (cette remarque est également valable pour le français). Donc cela m'arrive de temps en temps d'utiliser ma chère épouse comme dictionnaire, l'intelligence, le charme, la grâce, la beauté...     et la parole en plus.

Jérôme : - Mon amour, que veut dire Budjida ?

Juliette : - Bù zhīdào ? Je ne sais pas !

Jérôme : - dommage, je demanderai a un de mes collègues

Ce n'est que quelques échanges plus tard, un vrai discours de sourds, que je comprends que Bù zhīdào, qui se prononce plus ou moins budjida, veut bien dire... Je ne sais pas !

Pas étonnant que l'on rencontre quelques difficultés à communiquer dans ce pays !

par Juliette publié dans : Brèves d'expats
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