2ème épisode de mon odyssée matinale et quotidienne. Nous n'en sommes pas encore à la moitié, alors courage !
Tous les matins, je peux traverser 2 parcs et en longer 2 autres. J'aime beaucoup passer par les parcs et ce sentiment est partager par les shanghaiens. Dès le lever du jour, les parcs sont des lieux de rencontre, détente,... afin de bien commencer la journée.
Le long du parc, il y un école primaire. Ce jour là, discours, avec les enfants bien sages et alignés impécablement. Pas d'uniforme... si ce n'est le foulard rouge des pionniers. Tous les matins, séance de gymnastique obligatoire avant de commencer les cours, au son d'une musique très chinoise et assez dynamique.
Cette photo est en quelque sorte un résumé de notre quartier : parcs, autoroutes suspendues et gratte-ciels.
Le premier jour que j'ai fait ce parcours, j'ai été stupéfait par ce groupe d'environ 40 personnes, essentiellement composé de femmes, pratiquant de manière coordonnée le Tai-Chi. Apparemment je n'ai pas été le seul, puisque quelques jours après cette photo, le groupe ne se réunissait plus. Je soupçonne les autorités d'avoir mis fin à cet attroupement : trop de personnes bien organisées, bien coordonnées (ce qui est très rare en Chine, même dans les entrepises) en un seul endroit, cela ne peut être que suspicieux, le risque de trouble à l'ordre public trop important. J'espère que je me trompe...
Le petit déjeuner des Chinois est chaud et copieux. D'ailleurs il n'est pas rare dans les hotels que le buffet du soir soit le même que celui du petit déjeuner. Beaucoup sont ceux qui achètent dans de petites restaurants (du moins cela ressemble le plus souvent à des bouis-bouis) leur repas du matin. Au menu, yahourt liquide, beignets, Dim-Sum à la vapeur,... le tout emporté dans des sacs plastiques. Je n'ai pas encore essayé, mais je crois qu'il va me falloir encore quelques mois afin d'être assimilé à la population (et de préparer mon estomac) au point de tenter une telle aventure !
Pour préparer le petit déj, les fourneaux peuvent éventuellement se trouver devant le restaurant, donnant sur la rue. Gage d'apparente fraicheur et d'apparentes bonnes conditions sanitaires (même si la passoire semble légèrement rouillée). Je pense que ces sympathiques cuistots ne sont pas des Hans, l'éthnie majoritaire en Chine, mais peut-être des Huis, du sud-oest de la Chine.
Comme le petit déj s'achète en allant au travail... il se dévorre dans la rue. Beaucoup sont ceux qui jettent directement par terre les papiers et sacs usagers, mais les rues restent étonnamment assez propre, globalement, à Shangai. Il est vrai que la mairie possède une armée d'agents de nettoyage, tirant une cariole et parcourant plusieurs fois par jours les mêmes rues. De plus la quasi absence de chiens de compagnie, sauf dans les quartiers très chics, évite d'avoir à régler le même problème épineux que nos villes européennes.
Nombreux sont les chinois (j'ai bien dit chinois et non chinoises) qui ont une passion pour les oiseaux de chant. Les matins, ces messieurs se réunissent, proche des parcs, afin que leurs protégés se fassent la conversation, entretiennent leur chant en se communicant les dernières nouvelles et frasques de leurs maîtres. Mis à part pour le chant, les maîtres en font de même à propos de leurs oiseaux. Lorsque l'on se promène dans les rues de Shanghai, il n'est pas rare d'apercevoir des cages suspendues aux fenêtres.
On a beau être prévenu avant de venir, le nouvel arrivant en Chine ne peut être que frappé par tous les contrastes que l'on peut rencontrer, en permanence. Sur cette image, l'homme me regardant en coin, gardant ce parking de motos et scooters, devra débourser plus d'un mois de salaire pour pouvoir se payer un aller simple pour Pékin avec la compagnie Shanghai Airlines.
Suite au prochain épisode. Au programme, le deuxième parc, big brother, la vie périlleuse des piétons...
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